vendredi 25 janvier 2013 à 18h

L'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" organise le vendredi 25 janvier 2013 à Nice une Conférence/débat sur le syndicalisme

L'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" organise le vendredi 25 janvier 2013 de 18h à 21h à la maison des Associations de Nice Est, 50 boulevard Saint-Roch à Nice, dans la salle "Mimosa", une conférence /débat sur le syndicalisme et les conquêtes sociales. Le conférencier est Jacky Omer secrétaire national du Front Syndical de Classe. Il a été le secrétaire général d'un syndicat de la CGT cheminot à Paris. Il était conducteur de TGV. Il a contribué en tant que responsable syndical de la CGT de la gare Montparnasse à la réussite de la grève de 1995. A l'époque le "Tous ensemble prévalait encore".

La soirée comportera trois parties.

  • Première partie. L'histoire du syndicalisme, la création du Front Syndical de Classe. Ce n'est pas un nouveau syndicat c'est une association qui regroupe des syndicalistes de la CGT, de la FSU et de Solidaires désireux de travailler à construire un rapport de force favorable aux travailleurs. Ils ne souhaitent pas un syndicalisme d'accompagnement qui aurait pour unique objet de corriger à la marge les injustices trop criantes.
  • Deuxièmepartie. Les grands combats syndicaux à la libération et après.
  • Troisième Partie. Le syndicalisme aujourd'hui, les enjeux.

LeConseil National de la Résistance crée par Jean Moulin s'est réuni la première fois le 27 mai 1943 à la rue du Four à Paris. Les principaux mouvements de la Résistance, les partis politiques qui n'avaient pas collaboré avec les allemands et les traîtres, les syndicats CFTC et CGT, étaient tous réunis ce jour là pour jeter les bases d'un programme social ambitieux. Durant cette période sombre et dangereuse de notre histoire, des hommes ont donné à la France et aux français un programme révolutionnaire qui portait le nom "Les Jours Heureux". Il est adopté à l'unanimité par les membres du CNR le 15 mars 1944 et a permis de prodigieuses avancées sociales. Ces patriotes courageux et déterminés ont imposé le modèle social auquel nous sommes tous très attachés et que nous avons le devoir de défendre. Malgré tous les dangers: arrestation, torture, déportation, assassinat, ils se sont battus pour nous offrir des conditions de vie meilleures. En 2013 cela ne serait plus possible?

Aujourd'hui il faudrait tous oeuvrer afin de permettre aux responsables politiques et syndicaux de défendre et d'améliorer ces acquis fondamentaux.

Nous venons de vivre les négociations entre "partenaires sociaux" et c'est encore le grand patronat et les actionnaires qui ont gagné dans ce pseudo rapport de force. Les trois-quarts de la population française s'opposent à la suppression du contrat à durée indéterminée (CDI). Les négociations patronat-salariés organisées par le gouvernement, sur la « réforme du marché du travail » sont au seul bénéfice du patronat.

La suppression du CDI ne ferait que mettre dans la même précarité les salariés en CDI que les salariés en CDD ou en intérim sans apporter aucun bénéfice aux salariés précaires et aux chômeurs. Il faut d'abord protéger les emplois existants et empêcher les entreprises de licencier facilement.

Le bureau confédéral CGT a précisé : « il serait inconcevable que la majorité parlementaire et le gouvernement issu des élections de mai 2012 entérinent dans la loi les reculs sociaux dictés par le Medef ».

Le bureau Confédéral de la CGT-FO a pour sa part confirmé son opposition à cet accord : « le projet d'accord inscrit le social comme variable d'ajustement d'une politique économique de rigueur tant au plan national qu'européen ». Il constitue « une remise en cause importante des droits des salariés ». FO « entend intervenir auprès du gouvernement et du Parlement pour faire valoir ses positions ».

Pour le MEDEF, la meilleure façonde réduire le chômage, c'est de faciliter les licenciements. L'idée, derrière cette formule contradictoire, est que le travailleur pleinement « flexible », que l'on peut embaucher et renvoyer à volonté, qui ne peut rien revendiquer de peur de perdre sa place, est beaucoup plus « intéressant » pour le capitaliste. L'objectif du patronat est clair : en finir avec le CDI et lever toutes les dispositions légales du CDD qu'il juge « contraignantes ». Scandaleusement, le gouvernement a accepté l'argumentdu MEDEF selon lequel le « coût du travail » est trop élevé en France. Mais le coût du capital est-il si neutre, voire inexistant? Les rémunérations honteuses des actionnaires et des grands patrons sont aussi à prendre en compte. Le procédé des stocks options récompense les dirigeants qui licencient et délocalisent, leurs rémunérations augmentent honteusement dans ce cas là.

A notre époque du chacun pour soi où l'intérêt général est devenu une valeur obsolète et passéiste, la course au profit maximum dans ce monde sans foi ni loi est une insulte aux valeurs humanistes qui sont les nôtres. Ces rapaces, ces voyous, ces délinquants, ces criminels font les lois, possèdent les média de masse, infiltrent les milieux politiques, syndicaux, associatifs et veulent nous imposer par la force si c'est nécessaire les pires régressions sociales. A force de dérégulations et autres manigances, ils ont pris le contrôle des nations souveraines. Les outils tout-puissants que sont le FMI, La Banque Mondiale, l'OTAN, L'Union Européenne, L'Euro, l'OMC, L'OCDE, etc..., ont imposé le mécanisme de la dette. La souveraineté nationale est remplacée par les agences de notation qui infantilisent les gouvernements et les états en distribuant des bons ou des mauvais points.

En avril 2012, en pleine campagne des présidentielles, lorsque les belles promesses donnaient quelques espoirs au peuple, lorsque l'ennemi principal était identifié, lorsque un programme politique promettait la gauche aux commandes, lorsque la finance folle et les banques responsables de la crise étaient promises à la régulation, François Ruffin dans l'émission "Là- bas si j'y suis" interrogeait le "Chief économist" du "Crédit Agricole". Il le questionnait sur la réaction des marchés face à l'éventualité d'une victoire de la gauche en France. Ce dernier ne semblait pas du tout inquiet et annonçait sans aucune hésitation que François Hollande serait obligé de se plier aux diktats de la finance. L'union Européenne était là pour garantir les intérêts des puissants et pour faire appliquer l'agenda prévu par les maîtres du monde. Il annonçait que le TSCG serait ratifié en l'état. Il annonçait que le grand chantier de la rentrée serait celui de la "réforme" du marché du travail. Il annonçait clairement que l'on se soumettrait sans barguigner aux fourches caudines de la rigueur et de l'austérité en acceptant les injonctions européennes. Il annonçait que le code du travail serait transformé en France afin de favoriser la compétitivité des entreprises. (Le lien à la fin du message)

Malgré les engagements du programme, malgré la totalité des pouvoirs politiques entre les mains de la gauche, l'illusion n'a pas duré, le gouvernement actuel s'est empressé de satisfaire les appétits des rapaces qui dominent le monde. Le TSCG est passé comme une lettre à la poste avec une mobilisation politique et sociale minimale. La journée d'action du 30 septembre 2012 aurait du être le début d'un réel combat contre l'ignominie. Au lieu de cela, l'impression de s'épuiser dans des combats que l'on ne veut pas mener laisse un goût amer.

Que dire du silence assourdissant qui accompagne la politique étrangère de la France asservie aux intérêts de l'empire atlantique. Comment peut-on accepter de répandre la misère et le chaos en Syrie en armant les salafistes et takfiristes qui partout veulent imposer la Charia. Notre pays soutient ces fous de dieu en Syrie et prétend les combattre au Mali. Il faut absolument chercher l'erreur.

En 2003 de grandes manifestations contre l'intervention militaire en Irak avaient eu lieu. Aujourd'hui la fabrique du consentement joue à plein, aucun signe important de mécontentement et de protestation ne pointe à l'horizon. Pire même, un communiqué de trois syndicats réputés à la gauche de la gauche appelait en décembre 2012 à renverser le gouvernement syrien afin d'aider les barbares armés par le Qatar et l'Arabie Saoudite. Une réponse probable est certainement à chercher dans la volonté affichée par tous les dirigeants des centrales syndicales de s'intégrer à la CES afin d'accompagner le capitalisme prédateur triomphant.

Les accords sur la "Fléxisécurité" démontrent de manière claire et sans détours que les pires régressions sont engagées comme l'avait annoncé ce haut responsable du "Crédit Agricole" avant les élections.

Il faut s'efforcer de persuader de larges masses de travailleurs du bien-fondé des actions de masse pour imposer le progrès social. Cela signifie qu'il faut convaincre les travailleurs d'EDF, de GDF, de la SNCF, des aéroports, des ports, des transports routiers, de France Télécom, des administrations et services publics, etc. Nous devons parvenir à impliquer les travailleurs de ces secteursclés de l'économie dans une action concertée sur une plateforme commune militante et offensive. La peur doit changer de camp.

Si cette dynamique ne se met pas en place rapidement, il est à craindre qu'une nouvelle ère ne commence : le nouveau dialogue social est engagé! Il aboutira à l'application progressive en France de tous les plans de la troïka (UE, FMI, BCE) à l'œuvre en Grèce, au Portugal, en Espagne...

En fait, pour un plat de lentilles ("les nouvelles sécurités pour les salariés"), la précarité et l'anéantissement de toutes les sécurités conquises au cours de luttes séculaires pèseront sur la tête de tous !

Une puissante bataille doit s'engager dès à présent, dénonçant les mensonges colportés par les grands médias et le pouvoir et montrant les immensesdangers de l'application des mesures envisagées !

Seule l'action et la résistance à la guerre déclarée contre le monde du travail, peuvent arrêter ces régressions.

Bien Cordialement.

Lucien PONSPrésident de l'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR

Compléments:

  • L'intervention de Jacky Omer à Aix en Provence en novembre 2012.

http://lucien-pons.over-blog.com/35-categorie-12497558.html

  • L'interview de François Ruffin dans l'émission de Daniel Mermet en avril 2012..

http://www.lesmutins.org/Le-plan-de-bataille-des-financiers.html

En PJ le tract de la CGT d'IBM La Gaude expliquant les accords sur la "fléxicurité".

En PJ le tract annonçant la conférence.

Source : message reçu le 20 janvier 12h

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